page d'accueil

Les réalisations : 2001 - 2002 - 2003 - 2004 - 2005

 

Restauration des sites
 


Etude T0 et dynamique de la restauration
Gestion des espèces introduites
Identifier et protéger les zones favorables à la mise en place de corridors écologiques
Mission de gestion cynégétique
Plantations
Sylviculture : favoriser la mise en régénération naturelle

 

Extension des sites
 


Revégétaliser les zones favorables et créer des pépinières
Multiplier les espèces de la forêt sclérophylle et conserver leurs graines

 


Restauration des sites
 


Etude T0 et dynamique de la restauration

Un inventaire et le suivi de la dynamique de la restauration des forêts de Tiéa et de M Metzdorf seront confiés à l'IRD ou réalisés en régie. Ce travail se décompose en 2 phases :
1999/2000 : T0 et protocole Faune/Flore
2001/2004 : suivi de la dynamique de croissance - régénération
les résultats de l'étude de la dynamique des formations végétales du domaine sclérophylle seront mis en relation avec les caractéristiques environnementales.
Le suivi de la repousse et de l'évolution de l'écosystème sur le site pilote, en l'absence de menaces, permet de définir les critères de restauration optimale et de gestion durable de ces forêts sèches. Les protocoles pourront être établis au fur et à mesure et appliqués sur les autres sites clôturés ou non.

Gestion des espèces introduites

Il s'agit ici d'intervenir spécifiquement sur les espèces envahissantes végétales et les invertébrés par des méthodes de lutte à tester. Les études déjà menées en Nouvelle-Calédonie permettent d'envisager l'adaptation des méthodes de lutte efficaces sur les sites les plus touchés par ce phénomène, c'est-à-dire dans la mesure où l'exclusion des principales menaces (feux et troupeaux) ne suffit pas à une régénération naturelle performante de la forêt sèche.
Une étude d'éradication de cette fourmi a été confiée à l'IRD (Laboratoire de zoologie) en 2001 sur quelques hectares à Pindaï.

Identifier et protéger les zones favorables à la mise en place de corridors écologiques


La restauration naturelle peut s'envisager par la mise en place de corridors écologiques autour et entre plusieurs îlots de forêts sèches protégées afin de les relier et de favoriser la reconquête naturelle de l'espace par la forêt libérée de ses menaces.
Deux sites en province Sud pourraient faire l'objet d'une étude de l'extension naturelle de la forêt sclérophylle entre deux îlots de forêt sèche peu éloignés l'un de l'autre. Le site pilote, chez M. Metzdorf, et le site de Beaupré pourraient être retenus. Il s'agira alors de clôturer deux îlots de forêts sèches et de les relier à l'aide d'un corridor, lui même mis en défens, afin d'étudier les modalités de la régénération.


Mission de gestion cynégétique

Les provinces feront appel à une mission extérieure ONF-ONC afin de définir un plan de chasse adapté à chaque situation. Ce plan de chasse pourra être mis en place par les techniciens provinciaux en collaboration avec les éleveurs, la chambre d'agriculture et l'IAC.

Plantations

Des espèces endémiques et rares de la forêt sclérophylle seront récoltées et multipliées (tests de germination, tests de bouturage, comportement en pépinière, conservation en banque de graine) afin d'envisager la réintroduction des plants dans le milieu naturel et notamment sur les sites prioritaires.
Les techniques de plantation, de suivi et d'entretien à mettre en œuvre (entre autres fertilisation et paillage) sont choisies en fonction des contraintes spécifiques du ou des sites de réintroduction et des espèces à implanter. Sachant que l'aire de répartition des espèces de forêts sèches est fréquemment disjointe, on évitera l'introduction de variétés infraspécifiques étrangères au lieu considéré, celles-ci pouvant varier par leur génome (variabilité dans le peuplement), ce qui provoquerait une pollution des stocks génétiques localisés et gêner ou empêcher toute étude ultérieure. Dans le cas toutefois où une telle introduction se justifierait pour réintroduire localement une espèce très menacée, l'origine géographique et génétique des implants devra être notée exactement, de même que le lieu précis de l'implantation (par exemple en notant les coordonnées de cet endroit par lecture GPS).
Cette opération de plantation, encadrée par SIRAS Pacifique, pourra être réalisée avec des équipes locales constituées sous forme d'association (de jeunes, de femmes.).

Sylviculture : favoriser la mise en régénération naturelle

L'application d'une sylviculture adaptée (qui ne se réduirait pas à la strate arborée) doit pouvoir être proposée afin de favoriser la croissance des espèces de la forêt sclérophylle, par des entretiens ponctuels et ciblés.
L'objectif est d'améliorer la régénération naturelle et la croissance des plantes par des pratiques culturales légères (délianage, désherbage, abattage sanitaire…) à l'intérieur de la forêt de Tiéa et de M Metzdorf.

retour en haut

 

Extension des sites
 


Revégétaliser les zones favorables et créer des pépinières

La restauration artificielle (ex-situ) passe par la création de pépinières permettant de cultiver les espèces du cortège floristique de la forêt sèche néo-calédonienne. La particularité de ce dernier est en effet son haut degré d'endémisme et la méconnaissance que l'on en a en termes de comportement, assemblage et régénération.
La production des plants en pépinière est une étape opérationnelle qui passe par la mise au point des pratiques culturales adaptées à chaque espèce et qui aboutit à la production des plants dont la reproduction est connue.
C'est ainsi que les parcelles pilotes devront jouer un rôle prospectif en terme d'alternative à la restauration par le suivi de la dynamique de reconquête de l'espace. Il s'agit de déterminer les différentes modalités de restauration envisagées selon la capacité des îlots à se régénérer.

Multiplier les espèces de la forêt sclérophylle et conserver leurs graines

Cette activité fait partie des actions d'urgence à mettre en place pour éviter notamment la disparition d'espèces rares (cas déjà observés). Des mesures de multiplication végétative, comme le bouturage ou la technique in vitro par des organismes publics ou privés, sont à mettre en place particulièrement pour les espèces rares et inféodées à la forêt sèche de Nouvelle-Calédonie. Aussi, la collecte de graines de ces mêmes espèces doit être systématique pour étude et conservation. Cette activité permettra, après études horticoles approfondies, en outre de proposer une liste de plantes favorables à la mise sur le marché.

retour en haut