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Les oiseaux de la forêt sèche |
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La communauté avienne est généralement peu différente de celle des zones anthropisées ouvertes qui jouxtent les massifs de forêts sèches. Comme dans ces habitats composés de pâturages extensifs, savanes à niaoulis, friches de mimosas, boqueteaux et forêts galeries de bas fonds ou de lisières, l’avifaune est relativement banale. Quelques espèces communes à ces divers habitats, mais toutes indigènes, y sont largement dominantes en fréquence et effectifs : Zostérops à dos vert, Siffleur ichtong (Siffleur à ventre roux), Méliphage à oreillons gris, Gérygone mélanésienne (Fauvette à ventre jaune), Rhipidure à collier (Petit lève queue). Quelques espèces introduites (Merle des Moluques, Astrild gris …) devenues communes dans les zones pastorales y sont aussi notées.
Certaines espèces peuvent être particulièrement abondantes à certaines saisons, lors de la floraison d’essences nectarifères qui attirent Zostérops à dos vert (Oiseau lunette) et Méliphages à oreillons gris (Suceur) ou lors de la fructification d’arbres à baies propice entre autres au Pigeon à collier blanc. Pour les premiers, des rassemblements de plusieurs dizaines d’oiseaux sur un même arbuste fleuri peuvent être alors observés !
La présence de cours d’eau et de mares temporaires ou permanentes peut contribuer à accroître d’une part la biodiversité, en favorisant la présence de quelques espèce d’oiseaux d’eau (hérons, canards) et d’autre part la densité des espèces terrestres, en offrant des sites d’abreuvement nécessaires à la plupart d’entre elles. La proximité de formations naturelles arbustives ou arborées différentes peut générer la présence d’espèces plutôt inféodées à ces milieux : Méliphage barré et Myzomèle calédonien (Sucrier écarlate) venant des maquis sur schiste ; Ptilope vlouvlou (Pigeon vert) et autour à ventre blanc (Emouchet bleu) issus de la forêt humide.
Cependant et même en l’absence de corridors boisés ou de forêts humides proches, les îlots de forêts sèches, pour autant qu’ils soient bien conservés et de superficie suffisante, peuvent héberger des espèces que l’on s’attend plutôt à trouver dans la grande forêt humide. On peut les considérer comme indicatrices des massifs de forêts sèches peu dégradés (diversité des espèces végétales, manteau forestier non clairiéré, sous-bois frais et ombragé, …). En attente d’études plus complètes sur l’avifaune de ces formations, 3 espèces plus ou moins bien représentées nous semblent donc marquer les grands massifs les mieux conservés. Il s’agit du Siffleur calédonien (Sourd), du Miro à ventre jaune (Rossignol) et du Rhipidure tacheté (Grand lève queue). La colonisation ou au contraire l’abandon de sites par ces oiseaux pourrait constituer un outil de mesure de l’état et de l’évolution de la qualité biologique d’un site et de l’efficacité de son éventuelle restauration.
Il y a 3000 ans, la côte ouest était majoritairement recouverte de forêts sèches. Les oiseaux y vivant ont su s’adapter aux nouveaux écosystèmes et paysages créés par l’Homme ; toutefois la forêt sèche représente sans doute encore pour certaines de ces espèces leur berceau écologique.
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