
Au sein de la végétation néo-calédonienne, mondialement reconnue pour l'exceptionnelle biodiversité qu'elle rassemble, la forêt sèche demeure aujourd'hui la formation végétale la plus directement menacée de disparition. Les termes de « forêts sèches » ou « sclérophylles » sont donnés à l’ensemble des formations forestières qui se développent dans un climat sec, moins de 1 100mm de pluie par an, en comparaison des 2 500mm sur le reste de la Grande Terre. Les forêts sèches sont soumises aux alizés desséchants et à une saison sèche pendant 6 mois de l’année. Elles se situent sur la côte Ouest de la Nouvelle-Calédonie et s’étendent du littoral jusqu’à 300m à 400m d’altitude, très souvent sur roches sédimentaires et plus rarement sur roches basaltiques.
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Selon les scientifiques, les forêts sèches actuelles ne sont plus que les reliques d’une formation à l’origine beaucoup plus étendue : des 4500 km² qui auraient couvert la côte Ouest, il n’en subsiste plus aujourd’hui qu’à peine 45 km², soit 1% de leur surface originelle. |
Il s’agit aujourd’hui de ne plus considérer les forêts sèches comme des milieux de friches, encombrantes et inutiles. |
La strate supérieure forme un couvert discontinu dont la taille n’excède pas15m de hauteur. Le sous-bois est dense, formé d’arbustes et de nombreuses lianes. La strate herbacée est composée de graminées et de quelques fougères éparses. Le feuillage d’un grand nombre de plantes est caractérisé par des feuilles raides, coriaces, vernissées, à cuticule épaisse et à limbe souvent réduit. Ce caractère leur permet de supporter le déficit hydrique durant la longue saison sèche. L’ensemble de ces caractéristiques justifie le classement de ces formations végétales en "forêt sèche". Compte tenu de la diversité botanique
et du micro-endémisme qui caractérisent la forêt sèche,
un seul hectare détruit peut entraîner la perte irrémédiable
d’une espèce unique au monde |