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Les réalisations : 2001 - 2002 - 2003 - 2004 - 2005

 

Recensement : identifier les sites prioritaires
 

Recenser les sites en allant faire des enquêtes sur le terrain

Le milieu végétal
 

Etude de la biodiversité comparée des forêts sèches
Approche écophysiologique des plantes phares de la forêt sèche
Etudes botaniques et écologiques

Le milieu animal
 

Impacts des ongulés introduits (bovins et cerfs) sur la forêt
Caractéristique des différentes espèces d'oiseaux des forêts sèches
La lutte contre la fourmi électrique
Inventaire des reptiles de la forêt sèche


Le milieu physique et microbien  

Etude microbiologique de quelques sols de forêt sclérophylle de Nouvelle Calédonie
Agro-météorologie


Le milieu humain
 

Substances naturelles de la forêt sclérophylle

 


Recensement : identifier les sites prioritaires
 

Recensement sur le terrain

Cette première activité permet de déterminer la localisation actualisée des derniers sites de forêts sèches. Les services de l'environnement des deux provinces Nord et Sud pourront ainsi identifier les sites prioritaires de protection par leur intégrité, leur surface et leurs caractéristiques foncières. D'ores et déjà, six sites ont pu être identifiés comme prioritaires en province Nord, représentant 500ha de forêt tropicale sèche. La province Sud compte définir les sites prioritaires en se fixant un objectif de 1500ha de forêt sèche.

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Le milieu végétal
 


Etude de la biodiversité comparée des forêts sclérophylles

Il s'agit de rechercher des espèces indicatrices de différentes formations à différents stades d'évolution. La densité et la richesse spécifique en fonction de la surface du massif, de la complexité de l'architecture végétale (strates), de la biodiversité végétale et de l'état de dégradation (feux, embroussaillement, abroutissement) seront évalués.

Approche écophysiologique des plantes phares de la forêt sclérophylle

En parallèle de l'étude des marqueurs microbiologiques de la fertilité des sols de ces forêts, des travaux seront entrepris pour mieux appréhender les caractérisations physiologiques (nutrition), biochimique (activité de certaines enzymes clés du métabolisme général) et moléculaire (acides nucléiques, protéines, petits peptides) des plantes de la forêt sclérophylle.

Etudes botaniques et écologiques

L'identification des zones à protéger prioritairement, les mesures de défense à préconiser ainsi que l'évaluation des capacités de régénération naturelle des forêts sclérophylles ne peuvent se faire sans une connaissance exhaustive des différentes surfaces concernées, de leur diversité et richesse végétale ainsi que des espèces rares ou en danger (classées selon les critères UICN) qu'elles abritent.

La sauvegarde de ces formations sensibles passe également par la compréhension du processus de leur dégradation face à diverses pressions, la caractérisation et la localisation des différents stades de ce processus.

Une mise à jour approfondie comprenant les actions suivantes est nécessaire :

  • établissement d'une typologie homogénéisée (provinces Nord et Sud) des associations végétales définies sur une base floristique et écologique,
  • positionnement de cette typologie dans le contexte général de la végétation calédonienne,
  • diversité floristique (richesse, indice de diversité) mise en relation avec les conditions de milieux,
  • diversité populationnelle des espèces (base génétique), en collaboration avec les laboratoires spécialisés,
  • dynamique des formations végétales du domaine sclérophylle (succession secondaire progressive ou régressive) et mise en relation avec les caractéristiques environnementales.

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Le milieu animal
 

Impacts des ongulés introduits (bovins et cerfs) sur les formations sclérophylles

L'évaluation de l'impact des herbivores sur la végétation naturelle permet de déterminer un seuil de densité compatible avec le maintien et la pérennité des forêts. Cela débouchera sur des recommandations à terme pour une gestion adaptée de ces herbivores et de ces milieux.

Caractéristiques des différentes espèces d'oiseaux des forêts sèches

La biodiversité comparée des forêts sclérophylles sera étudiée et il sera notamment recherché des espèces indicatrices de différentes formations à différents stades d'évolution. La densité et la richesse spécifique en fonction de la surface du massif, de la complexité de l'architecture végétale (strates), de la biodiversité végétale et de l'état de dégradation (feux, embroussaillement, abroutissement) seront calculées.

Lutte contre la fourmi électrique

L'étude de l'invasion de la fourmi électrique et la recherche de méthodes de lutte-screening seront menées sur des sites prioritaires de la forêt sèche.

Inventaire des reptiles de la forêt sèche

En l'absence de toutes données sur l'herpétofaune vivant dans ces milieux, il s'agit de recenser et d'inventorier les sites prioritaires de Nouvelle-Calédonie.

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Le milieu physique et microbien
 


Etude microbiologique de quelques sols de forêt sclérophylle de Nouvelle Calédonie

L'étude des potentialités de ses sols, permettant d'apprécier leur fertilité, est une étude fondamentale pour l'amélioration des connaissances de l'écosystème des forêts sclérophylles.
Il est bien connu que c'est la microflore qui libère dans le sol les minéraux dont la plante a besoin pour se nourrir, grâce à son rôle dans la minéralisation constante de la matière organique. L'importance et l'activité de cette microflore reflète la fertilité du sol. Par ailleurs, certains groupes microbiens, notamment les symbiotes, jouent un rôle déterminant dans la nutrition directe et l'adaptation des plantes : leur étude peut ouvrir des voies à la réhabilitation des forêts dégradées et au reboisement.

Agro-météorologie

L'étude agro-météorologique (écophysiologique) des milieux à restaurer doit permettre d'interpréter les résultats de la régénération naturelle après aménagement des parcelles.
Pour y parvenir il faut mettre en place des stations de mesure pour la caractérisation :
- du microclimat général des parcelles avec relevés des paramètres météorologiques simples,
- de l'évolution de l'humidité dans le sol,
- de la photosynthèse et du flux de sève de jeunes arbres en plantation, en relation avec la demande évaporative de l'air.
Il faudra donc prévoir deux stations (une par site protégé) équipées avec des capteurs placés dans différentes situations (zone dégradée, zone de reconstitution naturelle, zone de plantation).

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Le milieu humain
 


Substances naturelles de la forêt sclérophylle

La valeur patrimoniale de la forêt sclérophylle dépend en partie de la valorisation, présente ou future, des substances naturelles issues d'espèces strictement inféodées à cet écosystème.
L'industrie pharmaceutique est potentiellement intéressée, dans la mesure où des molécules nouvelles, isolées de ces plantes de la forêt sclérophylle et reproduites ensuite par synthèse chimique, peuvent servir à combattre notamment le cancer, les maladies cardiovasculaires, les désordres immunitaires et la dégénérescence du système nerveux central. Ces cibles sont à compléter par le paludisme, la dengue, le SIDA et les infections poly-antibiorésistantes. Dans ce secteur, les plus-values ne se trouvent plus dans la culture de plantes dites médicinales, mais dans le partage de royalties provenant du développement d'idées nouvelles, à condition que des contrats clairs et contraignants l'aient prévu avant commencement des travaux.

En revanche, d'autres industries susceptibles de s'intéresser à des matières premières naturelles pourraient susciter des développements locaux, sous forme de production d'extraits certifiés : la cosmétique est à l'affût de produits actifs sur le vieillissement de la peau, la parfumerie recherche des senteurs originales à inclure dans des compositions originales et le secteur de l'alimentaire est en quête de nouveaux additifs, colorants ou compléments divers d'origine naturelle.


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